Couettes en soie
La couette en soie est fine, dense et lourde à l'usage, alors qu'elle réchauffe peu. C'est exactement l'inverse du duvet. Elle convient aux dormeurs qui ont chaud la nuit et aux allergiques — pas à ceux qui cherchent de la chaleur, ni à ceux qui lavent souvent.
Une sensation opposée à celle du duvet
La soie ne gonfle pas : la couette reste plate, moule le corps et donne une sensation de poids agréable. Le duvet, à l'inverse, emprisonne l'air et donne du volume avec très peu de matière. La soie évacue mieux l'humidité et ne retient pas la chaleur, ce qui en fait un bon choix pour les dormeurs qui transpirent et une mauvaise idée pour une chambre froide.
Elle ne se lave pas en machine
C'est la contrainte décisive, et elle est rarement mise en avant. Les fibres de soie se cassent au lavage et le garnissage se feutre irrémédiablement. Une couette en soie s'aère et se nettoie à sec, ou pas du tout. Une housse changée régulièrement devient donc indispensable. Pour un lit d'enfant ou tout usage exigeant des lavages fréquents, un garnissage synthétique est le seul choix raisonnable.
Mûrier ou tussah, longue fibre ou courte
La soie de mûrier, blanche et régulière, est la qualité de référence. La tussah, plus rustique et plus foncée, coûte moins cher. Surtout, cherchez la mention longue fibre : le garnissage est alors constitué de nappes étirées à la main qui ne migrent pas, là où une soie courte se tasse en paquets après quelques mois.
Allergies et budget
La soie n'offre pas de terrain favorable aux acariens, ce qui en fait une alternative sérieuse au duvet pour un dormeur allergique — à condition d'accepter son prix, plusieurs fois celui d'un synthétique équivalent. Une couette 220x240 en soie représente un budget conséquent : ce n'est pas un achat de confort mais une réponse à un problème précis.