Couettes
Une couette se choisit sur trois cotes seulement : sa largeur, qui doit dépasser le lit d'une trentaine de centimètres de chaque côté, sa chaleur, qui se règle sur la température de la chambre, et son garnissage, qui décide de son entretien.
La règle du tombant
Additionnez la largeur du couchage et deux fois 30 cm. Un lit de 140 appelle donc une couette 220x240, un lit de 180 ou 200 une couette 240x260, un couchage simple une couette 140x200. C'est ce débord qui empêche la couette de découvrir le dormeur au premier mouvement — le motif de plainte numéro un dans les couples, bien avant la chaleur. La couette 135x200 reste un format à part, d'origine britannique.
La chaleur se règle sur la pièce, pas sur la saison
Le grammage ne se lit que sur un garnissage synthétique : plus de matière, plus d'isolation. Autour de 18-20 °C, une couette de 300 g convient toute l'année ; dans une chambre non chauffée, il faut monter à 450 g. Sur un garnissage naturel, ce raisonnement ne tient pas — c'est le pouvoir gonflant qui fait référence, et 200 g de duvet peuvent réchauffer plus que 400 g de fibre creuse.
Naturel ou synthétique
Le duvet offre le meilleur rapport chaleur/poids et se tasse moins, mais se lave mal et sèche très lentement. Les garnissages synthétiques passent en machine à 60°, la seule température qui traite les acariens : c'est le choix des chambres d'enfant et des dormeurs allergiques. La soie et les fibres thermorégulatrices répondent à un besoin plus précis, celui des dormeurs qui ont trop chaud.
Quand une seule couette ne suffit pas
Si la chambre passe de 14 °C en janvier à 22 °C en juin, une couette 4 saisons — deux couettes clipsées — couvre les trois régimes avec un seul achat. Et si le besoin est un poids apaisant plutôt que de la chaleur, une couverture lestée relève d'une logique complètement différente : elle se choisit à 10 % du poids du dormeur et n'isole presque pas.