Durée de vie d'un matelas
On garde généralement un matelas beaucoup plus longtemps qu'il ne le mérite, parce que la dégradation est lente et qu'on s'y habitue nuit après nuit. Les signaux existent pourtant, et ils sont assez fiables pour trancher sans se fier au seul âge du couchage.
Les signes qui ne trompent pas
Le premier est le creux visible à l'emplacement du dormeur, mesurable en posant une règle en travers du matelas. Le deuxième est le réveil douloureux qui s'estompe dans la journée : si le dos va mieux après quelques heures debout et qu'il va bien en vacances, la literie est en cause. Le troisième est la sensation de rouler vers le centre sur un couchage double, signe que les bords se sont affaissés. Un matelas qui coche deux de ces trois cases est arrivé au bout, quel que soit son âge affiché.
Ce qui use un matelas plus vite que le temps
Un sommier fatigué ou inadapté, d'abord : des lattes trop espacées ou cassées créent des points de faiblesse qui marquent le matelas en quelques mois. L'humidité ensuite, un corps évacue une quantité d'eau considérable chaque nuit, et un matelas qui ne peut jamais sécher se dégrade et s'alourdit. Enfin l'absence de rotation : faire pivoter le matelas tête-bêche à intervalle régulier répartit l'usure au lieu de la concentrer.
Prolonger, ou remplacer
Si le cœur du matelas est encore sain, un surmatelas rachète plusieurs saisons pour un coût modeste. Vérifiez d'abord le support avec notre sélection de sommiers à lattes, souvent le vrai coupable. Protégez le nouveau couchage dès le premier jour avec un protège-matelas. Et si le remplacement s'impose, la mousse haute densité est la famille qui tient le mieux la distance.