Matelas écologiques
La demande de literie plus saine a fait naître autant d'offres sérieuses que d'arguments creux. Un matelas « naturel » n'est pas nécessairement exempt de mousses pétrochimiques, et un label n'a de valeur que si l'on sait ce qu'il certifie. Nous détaillons ici ce qu'il est raisonnable d'attendre.
Ce que recouvre le mot « écologique »
Trois choses distinctes, souvent mélangées dans le discours commercial. La nature des matériaux d'abord : latex d'hévéa, coton, laine, lin, fibre de coco s'opposent aux mousses polyuréthane issues de la pétrochimie. Les émissions ensuite : c'est l'objet des certifications qui plafonnent les composés organiques volatils, et c'est ce qui compte le plus pour la qualité de l'air d'une chambre. La fin de vie enfin, très rarement documentée par les fabricants, alors qu'un matelas est un déchet volumineux et difficile à recycler.
Lire les labels sans se tromper
Un label qui certifie l'absence de substances nocives dans le textile ne dit rien du garnissage, et un label qui porte sur la mousse ne couvre pas la housse. Regardez systématiquement ce que la certification couvre et quelle part du matelas elle concerne. Un pourcentage de matière naturelle annoncé sans préciser sur quelle couche il porte est une information incomplète.
Vers quoi se tourner
Le latex naturel reste la voie la plus directe pour un couchage à dominante végétale. Le futon traditionnel, en coton et parfois en laine, est une alternative peu transformée que l'on oublie souvent. Côté literie, les couettes en duvet naturel et les oreillers en fibre de bambou permettent d'avancer par étapes, sans changer tout le lit d'un coup.