Fauteuils de lecture
Un fauteuil de lecture n'est pas un fauteuil profond. Ce qui fatigue en lecture, c'est la nuque : sans appui de tête à la bonne hauteur, la position se tient vingt minutes. Le dossier doit monter au-dessus des épaules, l'angle rester ouvert autour de 105 à 110 degrés.
L'appui de tête décide de tout
En lecture, la tête est légèrement inclinée vers l'avant et son poids tire sur la nuque. Un dossier qui s'arrête aux omoplates oblige les muscles cervicaux à travailler en continu. Cherchez un dossier qui dépasse le haut des épaules, ou un modèle acceptant un coussin de nuque. C'est le critère qui sépare un fauteuil où l'on lit deux heures d'un fauteuil où l'on lit vingt minutes.
L'angle, pas la mollesse
Un dossier trop droit fatigue le bas du dos, un dossier trop incliné fait glisser le livre hors du champ de vision et endort. L'angle utile se situe autour de 105 à 110 degrés entre l'assise et le dossier. Un fauteuil très moelleux donne une bonne impression en magasin et se révèle mauvais à l'usage : il ne maintient rien.
La profondeur se choisit à sa taille
Assis au fond, deux à trois doigts doivent passer entre le bord de l'assise et le creux du genou. Au-delà, on s'avance et on perd l'appui du dossier — ce qui annule le bénéfice de la hauteur. Une personne de petite taille a besoin d'une assise nettement moins profonde que ce que proposent la plupart des modèles.
Lumière, accoudoirs et place
Prévoyez l'éclairage en même temps que le fauteuil : une lampe placée derrière l'épaule évite l'ombre portée sur la page. Des accoudoirs à hauteur de coude soulagent les bras qui tiennent le livre — c'est aussi ce qui fait la qualité d'un fauteuil d'allaitement. Si vous cherchez surtout à vous allonger, un fauteuil relax est plus adapté ; pour poser les jambes seulement, un bout de lit suffit.