Fauteuils et assises de chambre
Un fauteuil de chambre se choisit sur l'usage précis qu'on en attend : lire, allaiter, s'asseoir pour se chausser. Ces trois usages demandent des hauteurs d'accoudoirs et des angles de dossier différents, et un fauteuil confortable pour l'un est mauvais pour l'autre.
Lire : c'est la nuque qui fatigue
En lecture, la tête penche et son poids tire sur les cervicales. Un dossier qui s'arrête aux omoplates oblige les muscles à travailler en continu : au bout de vingt minutes, on abandonne. Un fauteuil de lecture doit avoir un dossier au-dessus des épaules et un angle ouvert de 105 à 110 degrés. Un modèle très moelleux donne une bonne impression en magasin et ne maintient rien à l'usage.
Allaiter : c'est la hauteur des accoudoirs
Pendant une tétée, l'avant-bras porte la tête du bébé à hauteur de poitrine, plusieurs fois par nuit. Des accoudoirs trop bas font compenser l'épaule en continu. Sur un fauteuil d'allaitement, la bonne hauteur place l'avant-bras à l'horizontale, coude au corps — c'est ce point, et non le rembourrage, qui distingue un bon modèle. Un repose-pieds change la posture plus efficacement qu'un coussin supplémentaire.
S'allonger : le recul mural
Un fauteuil relax classique recule de 30 à 40 cm en s'inclinant : adossé au mur, il ne fonctionne pas. Les mécanismes dits « releveurs muraux » déportent le mouvement vers l'avant et se contentent de 10 à 15 cm. C'est la première chose à vérifier, avant le revêtement et avant le choix entre manuel et électrique.
Le cas du bout de lit
Une banquette bout de lit n'est pas un fauteuil : elle sert à poser les vêtements du soir et à se chausser. Deux cotes la commandent — plus courte que la largeur du lit, et pas plus haute que le sommier. Et il faut garder 60 cm de passage au pied du lit, ce qui manque dans beaucoup de chambres.