Matelas futon
Un futon traditionnel est un empilement de couches de coton compressées. Il se tasse — c'est sa nature, pas un défaut. Ce qui décide de sa durée, c'est la discipline d'entretien : il doit être retourné et aéré régulièrement, faute de quoi il durcit et prend l'humidité.
Le tassement est inévitable, l'entretien le ralentit
Le coton d'un futon perd du volume sous le poids du corps. Un futon neuf de 15 cm descend à 10 ou 12 cm après une année d'usage quotidien. Le rituel japonais — le retourner chaque semaine, l'aérer au soleil régulièrement — n'est pas folklorique : il redonne du gonflant aux fibres et évacue l'humidité accumulée. Sans cette routine, le futon devient dur et compact en quelques mois.
L'humidité par le dessous
Posé à même le sol, un futon piège la transpiration nocturne entre lui et le plancher, et de la moisissure apparaît en dessous. C'est le problème le plus courant en Europe, où l'on ne le range pas la journée. La parade : un tatami, un caillebotis ou un cadre à lattes qui laisse circuler l'air, et un relevage régulier.
Coton pur ou mélangé
Le coton pur est le plus authentique et le plus ferme, mais aussi celui qui se tasse le plus. Les futons mélangés — coton avec une âme en mousse ou en latex — conservent leur épaisseur bien plus longtemps et se retournent moins souvent, au prix du confort très ferme d'origine. Pour un couchage quotidien à l'occidentale, le mélangé est le choix réaliste.
Pour qui c'est adapté
Le futon convient aux dormeurs qui aiment les surfaces fermes et acceptent l'entretien. Il ne convient pas à ceux qui ont besoin d'un accueil enveloppant, ni aux personnes qui se relèvent difficilement d'une position basse. Pour un couchage d'appoint occasionnel, un matelas de sol ou un couchage d'appoint demandent bien moins d'attention.