Matelas BZ
Un matelas de BZ se plie en trois et non en deux. Cela change tout à l'usage : deux lignes de pliage traversent le couchage et se marquent aux mêmes endroits, jusqu'à devenir des creux permanents si la densité de la mousse est insuffisante.
Deux plis, deux zones de faiblesse
Le mécanisme BZ replie l'assise en accordéon : le matelas se retrouve marqué par deux lignes horizontales. À chaque cycle, la mousse est comprimée au même endroit. Sur une mousse standard, ces plis deviennent des creux visibles en un an. C'est le mode de défaillance propre au BZ, là où un matelas de clic-clac ne subit qu'un seul pli.
La densité est le seul rempart
Cherchez une mousse d'au moins 30 kg/m³, idéalement 35. En dessous, la fatigue aux plis apparaît vite quel que soit le confort initial. Le prix suit directement cette valeur, et c'est le seul point sur lequel il ne faut pas transiger si le canapé est déplié tous les soirs. L'épaisseur admise, indiquée par le fabricant, plafonne généralement autour de 14 cm.
Le sens du couchage
Sur un BZ, on dort dans le sens de la largeur du canapé, ce qui donne un couchage souvent plus court qu'un lit classique — 190 cm dans le meilleur des cas, parfois moins. Vérifiez cette cote : un dormeur de plus d'1,80 m sera à l'étroit, indépendamment de la qualité du matelas.
Prolonger sa durée de vie
Deux gestes simples : le laisser déplié quelques heures par semaine pour que la mousse reprenne sa forme, et le retourner régulièrement s'il est symétrique. Un surmatelas en microfibres fin adoucit l'accueil sans gêner le repliage, à retirer chaque matin. Pour un couchage quotidien, un convertible rapido ou un lit escamotable restent nettement supérieurs.