Oreillers ergonomiques cervicaux
Un oreiller cervical se choisit sur une seule mesure : la distance entre votre oreille et le bord de votre épaule, couché sur le côté. C'est cet espace que l'oreiller doit combler exactement. Ni la forme, ni la matière, ni le prix ne remplacent ce calcul.
La hauteur, avant la forme
Couché sur le côté, la tête doit rester dans l'alignement de la colonne — ni relevée, ni tombante. L'espace à combler correspond à la largeur de votre épaule, soit environ 10 à 14 cm pour un adulte selon la carrure. Sur le dos, le besoin tombe à 8 à 11 cm. Sur le ventre, il faut l'oreiller le plus plat possible, voire aucun. Un oreiller à vagues très haut sur un dormeur menu fait plus de mal qu'un oreiller classique bien dimensionné.
Les trois familles disponibles
Les oreillers cervicaux à mémoire de forme épousent la nuque et gardent leur hauteur toute la nuit, avec l'inconvénient de retenir la chaleur. Les modèles orthopédiques à forme fixe imposent une position et conviennent à ceux qui ne bougent pas. Les oreillers à mémoire de forme classiques offrent un compromis moins directif. Choisir entre ces trois familles n'a de sens qu'une fois la hauteur déterminée.
Ce qu'un oreiller ne fait pas
Il n'efface pas une douleur cervicale installée. Il peut en revanche cesser de l'entretenir, ce qui n'est pas rien : dormir sept heures avec la nuque en flexion latérale sollicite les muscles toute la nuit. Si la douleur persiste ou irradie dans le bras, l'avis d'un professionnel de santé est le point de départ — le choix de l'oreiller vient ensuite, informé par son diagnostic.
Le matelas fait partie du réglage
Un matelas très souple laisse l'épaule s'enfoncer, ce qui réduit la hauteur d'oreiller nécessaire ; un matelas ferme l'augmente. Changer de matelas oblige donc souvent à revoir l'oreiller. Vérifiez aussi l'état du couchage : sur un sommier à lattes fatigué, aucun réglage d'oreiller ne compensera l'affaissement.