Oreiller cervical
Un oreiller cervical vise un problème précis : maintenir la nuque dans l'axe de la colonne. Il n'est utile que s'il est à la bonne hauteur — trop haut, il aggrave exactement ce qu'il prétend corriger. La mesure passe donc avant le choix du modèle.
La hauteur se mesure, elle ne s'essaie pas
Couché sur le côté, l'espace à combler entre l'oreille et le bord de l'épaule correspond à la largeur de votre épaule : 10 à 14 cm pour un adulte. Sur le dos, 8 à 11 cm suffisent. Un oreiller à vagues très épais sur une personne menue force la nuque en flexion latérale toute la nuit — l'inverse du résultat recherché. Le détail du calcul est sur la page oreillers ergonomiques cervicaux.
Épouser ou imposer
Les oreillers cervicaux à mémoire de forme se déforment sous la chaleur du corps et gardent leur hauteur toute la nuit : ils accompagnent, au prix d'une rétention de chaleur. Les modèles orthopédiques à forme fixe imposent une position et conviennent à ceux qui ne bougent pas ; pour un dormeur qui se retourne souvent, ils deviennent une contrainte plutôt qu'une aide.
Le matelas fait partie du réglage
Un matelas souple laisse l'épaule s'enfoncer et réduit la hauteur d'oreiller nécessaire ; un matelas ferme l'augmente. C'est pourquoi un oreiller parfait devient inconfortable après un changement de literie sans qu'on comprenne pourquoi. Vérifiez aussi l'état du support : sur un sommier à lattes fatigué, aucun réglage d'oreiller ne compensera l'affaissement.
Ce qu'il faut en attendre, et pas en attendre
Il ne traite pas une pathologie. Il peut cesser d'entretenir une gêne, ce qui n'est déjà pas rien. En cas de douleur persistante, qui réveille la nuit ou qui irradie dans le bras, c'est un professionnel de santé qu'il faut consulter — le choix de l'oreiller vient ensuite, éclairé par son diagnostic. Pour un besoin de fraîcheur plutôt que de maintien, voyez les oreillers refroidissants.