Matelas autogonflant
Un matelas autogonflant combine une mousse à cellules ouvertes et une valve : la mousse aspire l'air en se détendant. Le chiffre qui compte n'est pas l'épaisseur mais l'isolation du sol — c'est le froid venu du dessous, pas le confort, qui gâche une nuit en camping.
L'isolation prime sur l'épaisseur
Au sol, le corps perd sa chaleur par conduction bien plus vite que par l'air. Un matelas épais mais peu isolant laisse le froid remonter. Les fabricants sérieux indiquent une valeur d'isolation, ou R-value : autour de 2 pour l'été, 3 à 4 pour les nuits fraîches, au-delà de 5 pour l'hiver. C'est la donnée à comparer, avant les centimètres.
Comment il fonctionne, et ce qui le tue
Vanne ouverte, la mousse se détend et aspire l'air ; on complète au souffle et on referme. Le point faible est la mousse elle-même : stockée compressée pendant des mois, elle perd sa capacité à se regonfler. Un matelas autogonflant se range déroulé et valve ouverte, sous un lit ou dans un placard, jamais serré dans son sac toute l'année. C'est la première cause de perte de performance.
Le souffle, à éviter
Gonfler à la bouche introduit de l'humidité à l'intérieur de la mousse, qui finit par moisir. Complétez au minimum, et laissez le matelas sécher valve ouverte après chaque sortie humide. Un tapis de sol dessous prolonge nettement la durée de vie de l'enveloppe, souvent le premier élément à percer.
Face aux autres solutions d'appoint
Un matelas gonflable est plus épais et plus confortable mais isole mal du sol et se perce plus facilement. Un matelas de camping classique en mousse ne craint rien mais s'encombre. Pour une chambre d'amis, un matelas de dépannage plus épais reste bien plus confortable qu'un autogonflant, conçu pour la randonnée.