Matelas gonflables
Un matelas gonflable se choisit sur son usage réel, pas sur son épaisseur. Dormir au sol en camping, dépanner un invité une nuit ou équiper une chambre d'amis trois fois par an appellent trois produits différents — et l'isolation du froid en départage deux.
Le froid vient du sol, pas de l'air
Au sol, le corps perd sa chaleur par conduction bien plus vite que par l'air. Un matelas épais mais peu isolant laisse le froid remonter toute la nuit. C'est la limite des modèles gonflables simples et des versions doubles, dont le volume d'air intérieur circule et transporte la fraîcheur. Un matelas autogonflant combine mousse et air : les fabricants sérieux annoncent une valeur d'isolation, c'est la donnée à comparer avant les centimètres.
La hauteur sépare le dépannage du vrai lit
Les modèles bas, autour de 25 cm, restent des couchages de secours : on se relève difficilement. Les versions hautes, de 45 à 55 cm, se lèvent comme un lit normal et se font oublier. Pour une chambre d'amis utilisée quelques fois par an, c'est ce qui fait la différence entre un lit qu'on ose proposer et un lit qu'on s'excuse d'avoir.
La baisse de pression de la première nuit est normale
L'air se contracte en refroidissant : on se réveille plus bas qu'on ne s'est couché, sans qu'il y ait de fuite. Gonflez la veille, laissez reposer, complétez au matin. Une vraie perforation, elle, vide le matelas en quelques heures et recommence chaque nuit.
Les alternatives selon l'usage
Pour le camping, un matelas de camping en mousse ne craint ni les perforations ni le froid, au prix de l'encombrement. Pour un usage régulier en intérieur, un matelas d'appoint classique est nettement plus confortable. Dans tous les cas, la surface plastifiée ne respire pas : prévoyez un drap et un protège-matelas respirant, sinon la nuit est moite quelle que soit la saison.