Traversins en microfibres
Le traversin en microfibres se lave à 60 °C et sèche vite, ce que le garnissage naturel ne permet pas. En contrepartie, la fibre se tasse : après un an d'usage, il perd une bonne part de son volume et devient plat au milieu, là où la charge s'exerce.
Lavable, et c'est l'essentiel
C'est le seul garnissage de traversin qui passe en machine à 60 °C, la température qui traite les acariens, et qui sèche en une journée. Pour une chambre d'enfant, un dormeur allergique ou un lit d'appoint utilisé par différentes personnes, c'est un argument décisif face à un traversin en plumes, dont le séchage à cœur est long et risqué.
Le tassement est inévitable
Les fibres synthétiques se compriment de manière irréversible. Un traversin de premier prix devient plat en un an, et le lavage accélère le phénomène en feutrant le garnissage. La fibre creuse siliconée résiste nettement mieux que la ouate ordinaire : c'est la mention à chercher sur l'étiquette, et elle justifie l'écart de prix.
Ce à quoi il sert vraiment
Comme tout traversin, il cale plutôt qu'il ne soutient : appui lombaire pour lire assis, support sous les genoux, ou base posée sous les oreillers. Il ne remplace pas un oreiller pour dormir — le garnissage fuit sous la tête et la nuque tombe. Pour le sommeil, un oreiller en polyester au bon format remplit bien mieux cette fonction, et à hauteur réglable.
Format et remplacement
La longueur se cale sur la largeur du lit : 90 cm pour un simple, 140 ou 160 pour un double. Comme pour les oreillers synthétiques, le bon réflexe est de considérer ce produit comme un consommable à remplacer tous les deux à trois ans plutôt que de dormir sur un traversin affaissé. Le raisonnement vaut aussi pour les couettes en garnissage synthétique, qui perdent du gonflant au même rythme.