Traversins
Un traversin ne remplace pas un oreiller : il traverse le lit, répartit son garnissage sous le poids et s'affaisse là où repose la tête. Sa vraie fonction est le calage — le dos assis, les jambes surélevées, les oreillers rehaussés.
Un support, pas un couchage
Parce qu'il court sur toute la largeur du lit, le traversin fuit sous la tête au lieu de la maintenir. Pour dormir, un oreiller au bon format soutient bien mieux la nuque. En revanche, il excelle en appui lombaire quand on lit assis, posé sous les genoux pour soulager le bas du dos, ou glissé sous les oreillers pour relever l'ensemble.
Plumes ou microfibres, selon ce qu'on lui demande
Un traversin en plumes garde sa forme sous la charge — c'est ce qu'on veut pour du calage — à condition que le rapport penche franchement vers la plume plutôt que le duvet, et que l'enveloppe soit à trame serrée pour retenir les tuyaux. Un traversin en microfibres est le seul à passer en machine à 60°, la température qui traite les acariens, mais la fibre se tasse : c'est un consommable à remplacer tous les deux ou trois ans.
La longueur se cale sur le lit
90 cm pour un couchage simple, 140 ou 160 pour un double. Trop court, il ne cale plus les côtés ; trop long, il remonte sur les bords et déforme la literie. C'est la seule cote à vérifier, mais elle est éliminatoire.
Entretien
Le garnissage naturel se secoue chaque matin et se lave le moins possible : il sèche très lentement et moisit s'il reste humide à cœur. Le synthétique supporte des lavages fréquents, ce qui en fait le choix d'une chambre d'enfant ou d'un dormeur allergique — au même titre qu'un garnissage de couette synthétique. Une taie de traversin dédiée évite d'avoir à laver le traversin lui-même.