Oreillers en polyester
L'oreiller en polyester est le moins cher et le plus lavable du rayon. Sa limite est connue : la fibre se tasse. Un modèle à moins de vingt euros perd la moitié de son gonflant en un an — ce n'est pas un défaut de fabrication mais la nature du produit.
Un consommable, pas un investissement
Les fibres synthétiques se compriment de façon irréversible sous le poids de la tête. Le raisonnement à tenir n'est donc pas « combien de temps va-t-il durer » mais « à quelle fréquence vais-je le changer ». Un polyester d'entrée de gamme se remplace tous les un à deux ans ; c'est acceptable au regard du prix, à condition de l'assumer et de ne pas dormir trois ans sur un oreiller aplati.
Fibre creuse siliconée, la seule vraie distinction
Toutes les fibres synthétiques ne se valent pas. La fibre creuse siliconée — des brins tubulaires enduits qui glissent les uns sur les autres — reprend son volume bien mieux que la ouate classique et se tasse plus lentement. Les fiches l'indiquent quand c'est le cas. Les microbilles ou flocons de mousse relèvent d'une autre logique : ils ne se tassent pas mais ne se lavent pas non plus.
Son vrai atout : le lavage
C'est ce qui le rend irremplaçable pour un dormeur allergique ou pour une chambre d'enfant. Un oreiller en polyester passe en machine à 60 °C, la seule température qui élimine les acariens, et sèche en quelques heures. Ni le garnissage en plumes ni la mousse à mémoire de forme ne le permettent aussi simplement. Lavez-le deux à quatre fois par an et séchez-le complètement.
Choisir la hauteur
Le garnissage ne dit rien de l'essentiel : la hauteur doit correspondre à votre position de sommeil. Sur le côté, il faut combler l'espace entre l'oreille et l'épaule, donc un oreiller haut ; sur le dos, un oreiller moyen ; sur le ventre, le plus plat possible. Un polyester se dégarnit facilement si l'on peut ouvrir l'enveloppe — un réglage que les modèles cervicaux à mémoire de forme n'autorisent pas.