Oreillers en plumes
Plumes et duvet ne sont pas la même chose. La plume a un tuyau rigide qui pique à travers l'enveloppe et donne du maintien ; le duvet est le flocon léger qui gonfle. Le rapport entre les deux, indiqué sur l'étiquette, décide entièrement du comportement de l'oreiller.
Lire le rapport plumes / duvet
Un oreiller « 90 % plumes, 10 % duvet » est ferme, lourd et bon marché : il soutient bien mais les tuyaux se sentent et finissent par traverser l'enveloppe. À l'inverse, « 70 % duvet, 30 % plumettes » donne un oreiller léger, gonflant et beaucoup plus cher, mais qui s'écrase sous la tête et soutient peu. Le bon compromis pour un usage courant se situe autour de moitié-moitié. Ce chiffre est obligatoire sur l'étiquette : cherchez-le.
L'enveloppe fait autant que le garnissage
Un tissu à trame serrée — au-delà de 200 fils au pouce, parfois indiqué « anti-plumes » — empêche les tuyaux de percer. C'est la première cause de mécontentement sur ce type d'oreiller, et elle ne vient pas du garnissage mais de l'enveloppe. Une percaline fine laisse passer les pointes en quelques mois.
Il se regonfle, il ne se lave pas facilement
Le geste quotidien consiste à secouer l'oreiller pour redistribuer le garnissage : sans lui, les plumes migrent vers les bords et le centre s'affaisse. Le lavage, en revanche, est délicat — le garnissage naturel met très longtemps à sécher et moisit s'il reste humide au cœur. Pour un dormeur allergique ou une chambre d'enfant, un oreiller en polyester lavable à 60 °C est plus adapté.
Hauteur et alternative
Un oreiller en plumes s'écrase sous le poids de la tête : sa hauteur réelle une fois couché est inférieure à sa hauteur apparente. Les dormeurs sur le côté, qui ont besoin de combler l'espace épaule-oreille, s'en accommodent mal et se tournent souvent vers un oreiller cervical à mémoire de forme, dont la hauteur ne bouge pas. Le même arbitrage se pose sur les traversins en plumes.