Matelas en latex naturel
Un matelas « en latex naturel » n'est presque jamais 100 % naturel. La proportion de latex d'hévéa varie de 15 à 100 %, le reste étant du latex synthétique. Cette proportion doit être écrite : sans elle, la mention naturelle ne garantit rien.
Cherchez le pourcentage, pas l'adjectif
La réglementation autorise l'appellation « latex naturel » dès qu'une part du mélange provient de l'hévéa. Les fabricants sérieux affichent la proportion — 85 %, 95 %, 100 % — et les certifications associées. Un matelas qui se contente du mot sans chiffre contient généralement une majorité de latex synthétique, dérivé du pétrole, dont les propriétés d'élasticité et de durée sont inférieures.
Ce que le latex apporte
Il est nettement plus élastique que la mousse : il reprend sa forme instantanément, ce qui facilite les changements de position — l'inverse de la mémoire de forme thermosensible, qui retient le corps. Il est aussi naturellement alvéolé, donc bien ventilé, et hostile aux acariens. C'est le meilleur compromis entre soutien, fraîcheur et confort pour un dormeur qui bouge la nuit.
Deux inconvénients réels
Le poids d'abord : un matelas en latex de grand format dépasse fréquemment 40 kg, ce qui rend le retournement difficile à une personne. L'odeur ensuite, marquée les premières semaines sur un latex à forte proportion naturelle ; elle s'estompe avec l'aération. Enfin, le prix se situe au-dessus des mousses haute densité de qualité équivalente.
Le support et l'entretien
Le latex a besoin de respirer par le dessous : un support à lattes espacées, voire un plan à plots, convient mieux qu'un plan garni fermé qui piège l'humidité. Retournez-le deux fois par an et aérez la chambre quotidiennement. Sur un sommier articulé, le latex fait partie des rares technologies qui acceptent d'être cintrées chaque jour.