Matelas en mousse
« Mousse » ne désigne pas une qualité mais une famille : polyuréthane standard, haute densité et mémoire de forme n'ont ni le même prix, ni la même durée de vie, ni le même comportement sous le corps. Un seul chiffre les départage vraiment — la densité.
Trois matières sous un même mot
Le polyuréthane standard est la mousse d'entrée de gamme : légère, abordable, sa longévité dépend directement de sa densité. La mousse haute densité est la même matière au-delà de 30 kg/m³, avec un maintien et une durée tout autres. La mémoire de forme est une mousse viscoélastique qui s'assouplit avec la chaleur du corps et l'épouse : elle répartit les points de pression mais soutient peu par elle-même. La page matelas mousse détaille cet arbitrage.
La densité prédit la durée de vie
Elle s'exprime en kilogrammes par mètre cube et vaut mieux que n'importe quel argument commercial. En dessous de 25 kg/m³, l'affaissement apparaît en deux à trois ans. Entre 30 et 35, le matelas tient une décennie. Au-delà de 40 sur une mémoire de forme, l'accueil devient très enveloppant. Si la fiche ne mentionne pas cette valeur, c'est rarement bon signe.
Ce que la mousse fait moins bien
Elle ventile peu : la chaleur et l'humidité s'évacuent par les faces, pas par la structure. Un dormeur qui transpire, ou un matelas posé sur un plan fermé, cumulent les deux handicaps. Les blocs perforés et les mousses à cellules ouvertes améliorent ce point sans égaler des ressorts.
Le latex, qui n'est pas une mousse
Le latex naturel est classé ici par commodité, mais il fonctionne à l'inverse : il repousse au lieu de s'enfoncer, reprend sa forme instantanément et respire par ses alvéoles. Enfin, le matelas pliable relève d'un usage à part — l'appoint — où c'est la charnière, et non la densité, qui décide de la durée.