Protège-matelas
Protéger un matelas suppose de choisir d'abord entre deux fonctions qui s'excluent : barrer les liquides ou laisser passer l'humidité. Aucun produit ne fait bien les deux, et c'est cet arbitrage — pas la matière ni le prix — qui oriente vers l'une des quatre familles.
Barrer ou absorber
Un protège-matelas imperméable arrête les liquides grâce à une membrane, donc freine aussi la vapeur d'eau que le corps relâche — entre un quart et un demi-litre par nuit. Un protège-matelas respirant fait l'inverse : il boit l'humidité, la diffuse et sèche, mais ne protégera pas d'un verre renversé. Sur un lit d'enfant, les deux se cumulent : l'imperméable protège le matelas, le respirant assure le confort.
La housse intégrale est un produit à part
Une housse de matelas enferme le couchage sur ses six faces et se ferme par une fermeture éclair. C'est la seule protection qui isole vraiment : un acarien ou une punaise déjà installé ne peut plus sortir, rien ne peut entrer. Pour une allergie diagnostiquée ou une infestation, aucune autre solution textile ne fait ce travail — et tout se joue sur la qualité de la fermeture et sur la hauteur du matelas, à mesurer.
L'alèse est la solution la plus simple, et la moins tenue
Une alèse est un rectangle absorbant posé sur le matelas. Plate, elle se retrouve en boule au matin ; à coins élastiqués, elle tient pour un adulte ; en forme de drap-housse, elle ne bouge plus du tout. C'est le maintien, pas le grammage, qui décide de son utilité réelle.
Ce qu'il faut vérifier dans tous les cas
La hauteur de matelas admise, souvent plafonnée à 30 cm et vite dépassée si vous ajoutez un surmatelas. Le lavage à 60°, seule température qui traite les acariens. Et prévoyez-en deux par lit : une protection au lavage laisse un matelas nu, ce qui est précisément le moment où l'accident arrive.