Draps en lin
Le lin se froisse, et c'est structurel : la fibre est rigide et garde la marque du pli. Aucun traitement n'y change durablement quelque chose. Accepter ce froissé est la condition d'entrée — en échange, on obtient le linge de lit qui vieillit le mieux.
Le froissé n'est pas un défaut de fabrication
La fibre de lin a peu d'élasticité : pliée, elle marque. Les draps vendus « non froissables » sont soit mélangés à du coton ou du polyester, soit traités par un apprêt qui s'estompe aux lavages. Un drap en lin pur sortira toujours chiffonné du sèche-linge, et c'est précisément l'aspect que recherchent ceux qui l'achètent.
Il s'améliore, contrairement au coton
C'est sa particularité : rêche au premier contact, le lin s'assouplit à chaque lavage et met plusieurs mois à atteindre son toucher définitif. Sa fibre est aussi nettement plus résistante que celle du coton — un drap en lin de qualité dure quinze à vingt ans là où une percale s'use en cinq à dix. Le prix d'achat élevé se relativise sur cette durée.
Thermorégulant, et c'est mesurable
Le lin absorbe jusqu'à 20 % de son poids en humidité sans donner de sensation de mouillé, et il la relâche vite. Résultat : frais l'été, sec l'hiver. Pour un dormeur qui transpire, c'est le meilleur choix de linge de lit, devant le coton — la même logique que celle qui guide vers une couette en soie ou une couette légère plutôt qu'un garnissage épais.
Grammage et entretien
Cherchez un grammage entre 150 et 190 g/m² : en dessous, le drap est transparent et se déchire aux coutures ; au-dessus, il devient lourd et raide. Lavez à 40°, le lin supporte mal les hautes températures répétées — c'est sa seule vraie faiblesse face aux acariens, à compenser par un protège-matelas lavable à 60° et une couette 220x240 entretenue plus chaudement.