Sommier
Le sommier porte le matelas et conditionne sa durée de vie : un plan fatigué ou mal choisi annule le soutien du meilleur matelas, et peut faire tomber sa garantie. Trois choix le résument — le type de suspension, la ventilation, et ce qu'on veut ranger dessous.
Lattes, plots ou tapissier
Le sommier à lattes est la référence : ventilé, réparable, il convient à toutes les technologies de matelas à condition que l'écart entre lattes reste sous 7 cm — au-delà, la plupart des fabricants refusent la garantie. Le sommier à plots suit plus finement le creux lombaire et apporte une meilleure indépendance de couchage, à condition d'avoir des curseurs de fermeté. Le sommier tapissier amortit davantage et masque la structure, mais ventile beaucoup moins.
La ventilation n'est pas un détail
Un dormeur relâche entre un quart et un demi-litre d'humidité par nuit, deux fois plus à deux. Sur un plan fermé, cette humidité stagne et le dessous du matelas peut moisir. C'est le principal reproche fait aux plans pleins et aux sommiers coffre, dont le plateau respire mal — un plateau perforé et un matelas à ressorts limitent le risque.
Le rangement se paie en ventilation
Un coffre avale l'équivalent d'une armoire sous le lit, et c'est souvent ce qui décide de l'achat. Deux points le conditionnent : la charge des vérins, à comparer au poids réel du matelas, et le sens d'ouverture — latéral ou en tête — qui ne se modifie plus une fois le lit contre un mur. Si le besoin est seulement de masquer ce qui est stocké dessous, un cache-sommier coûte vingt fois moins cher.
Format, pied central et motorisation
Au-delà de 140 cm de large, un pied central est indispensable, sinon le cadre fléchit en cuvette après deux ou trois ans. Au-delà de 160, le sommier se livre en deux éléments qu'il faut choisir de même hauteur, sous peine de créer un dénivelé au milieu du lit. Enfin, le sommier électrique impose un matelas explicitement compatible : cintré chaque jour, un matelas à ressorts non prévu pour cela se voile en quelques mois.