Matelas à ressorts
Sur un matelas à ressorts, une seule question commande tout le reste : les ressorts sont-ils indépendants ou reliés entre eux ? De cette réponse dépendent l'indépendance de couchage, la finesse du soutien et le prix. Le reste — nombre, garnissage — vient après.
Ensachés ou biconiques
Les ressorts ensachés travaillent chacun dans sa propre poche de tissu : ils s'enfoncent isolément, ce qui donne un soutien point par point et une vraie indépendance de couchage. Les ressorts biconiques sont reliés par une spirale d'acier et forment un bloc solidaire : quand l'un s'enfonce, ses voisins suivent. À deux, chaque mouvement se transmet — c'est la limite décisive de cette technologie ancienne.
Ce que les ressorts font mieux que la mousse
Ils ventilent. La carcasse est un volume d'air ouvert, l'humidité que le corps relâche chaque nuit s'évacue au lieu de stagner. Pour un dormeur qui transpire, l'écart avec une mousse à mémoire de forme pleine masse se sent dès les premières nuits. Ils supportent aussi mieux les fortes corpulences sans creuser au centre.
Les chiffres qui comptent
Le nombre de ressorts d'abord : sous 400 ressorts ensachés en 140x190, le soutien devient grossier. Le diamètre du fil ensuite, qui donne la fermeté et la durée. Et les zones de soutien — 3, 5 ou 7 — qui assouplissent l'épaule et renforcent le bassin : elles sont utiles aux dormeurs sur le côté, à condition que le matelas soit à la bonne fermeté pour le poids du dormeur.
Le support et les alternatives
Un matelas à ressorts demande un plan ferme et ventilé : un sommier à lattes rapprochées convient, un tapissier fermé annule une partie du bénéfice. Sur un sommier articulé, vérifiez la mention de compatibilité, la carcasse n'accepte pas toujours d'être cintrée. Si vous cherchez à la fois la ventilation des ressorts et l'accueil d'une mousse, l'hybride est le compromis conçu pour ça.