Lits enfant
Le premier lit d'enfant n'est pas un petit lit d'adulte : sa hauteur au sol décide de tout. Assez bas, l'enfant se lève et se couche seul, et la chute cesse d'être un risque. C'est ce critère, plus que le format, qui rend le passage du lit à barreaux réussi.
Bas, donc autonome
Vers deux ou trois ans, l'enfant sort seul de son lit — la question n'est pas de l'en empêcher mais de rendre l'opération sans danger. Un couchage à 25 ou 30 cm du sol permet de descendre les pieds en premier, sans à-coup. Au-delà de 45 cm, il faut une barrière, et la barrière devient elle-même l'obstacle à escalader. Le lit cabane pousse cette logique à son terme avec un couchage quasiment au ras du sol.
Barrière : amovible, et sur un seul côté
Si le lit est haut, la barrière doit couvrir la partie centrale du couchage en laissant un passage libre à un bout — un enfant qui ne peut pas sortir appellera au lieu de se rendormir. Vérifiez qu'elle se démonte sans laisser de trous apparents, elle ne servira qu'un an ou deux.
Le format engage dix ans
Le passage se fait le plus souvent vers le 90x190, qui accompagnera l'enfant jusqu'à l'adolescence. C'est pourquoi le matelas ne doit pas être choisi sur le gabarit du moment : un matelas enfant en 90x190 à forte densité tient la durée, un premier prix s'affaisse avant la fin. Un accueil moyen convient mieux qu'un bloc très ferme — un corps léger ne déforme pas un matelas dur et se crée des points de pression.
Ce qu'il faut prévoir autour
Un protège-matelas imperméable respirant dès le premier jour : les accidents nocturnes concernent une part importante des enfants jusqu'à sept ou huit ans, et une seule nuit imprègne un matelas durablement. Si la chambre est partagée, un lit superposé devient envisageable à partir de six ans pour le couchage du haut, pas avant.